Je publie ma lettre du 28 août 2010 par laquelle, en réponse à une lettre de lui, j’indique au maire du Chesnay comment faire pour empêcher les Mormons de s’installer au Chesnay. Un maire a les moyens de s’opposer à cette « affaire privée ». Les maires de Villepreux et de Louveciennes l’ont fait. Le maire du Chesnay serait apparemment moins capable que ses collègues puisqu’il prétend ne pouvoir intervenir dans cette « affaire privée ». Pourtant, s’il avait suivi les suggestions que je lui faisais, on ne parlerait plus des Mormons au Chesnay (dossier qu’il a personnellement présenté au conseil municipal de juin 2010).
Vous pouvez consulter le dossier présenté au conseil municipal du 7 juin 2010 à l’adresse suivante : http://dl.free.fr/vodrapwej (identifiant : votre adresse mail, mot de passe JLBetBdeB)
Monsieur Philippe BRILLAULT
Maire
Hôtel de Ville
9 rue Pottier
78 150 LE CHESNAY
le 28 août 2010,
Monsieur le Maire,
Je vous ai écrit à la demande de Chesnaysiens, mais avec courtoisie et bienveillance, pour appeler votre attention sur l’intérêt de réserver pour le logement et l’emploi le terrain bientôt libre, occupé par EDF, en bordure du boulevard Saint Antoine.
Au lieu de la compréhension que j’escomptais, dans l’intérêt du Chesnay et de ses habitants, vous me répondez comme à votre habitude, en m’attribuant une phrase que je n’ai jamais écrite ni prononcée, en me prêtant une suggestion de préemption du terrain concerné qui ne figure pas dans ma lettre ni dans ma pensée (les aides du conseil général ne sont nullement réservées à des logements construits sur un terrain public), en ressassant de vieilles histoires sans lien avec l’objet de ma lettre et en rappelant maladroitement une affaire dans laquelle le tribunal a sévèrement sanctionné un abus de pouvoir de votre part.
Sur le fond, vous laissez entendre qu’il vous est impossible de vous opposer au projet de construction d’un « lieu de culte mormon comme il en existe un à Versailles ».
Permettez-moi de penser que le projet dont la presse a fait état ne se borne pas à un simple lieu de culte et qu’il vous est possible de l’empêcher, à condition de le vouloir.
Puisque l’acquéreur éventuel et le propriétaire ont pris contact avec vous il y a plus d’un an pour connaitre votre position et alors même que la cession du terrain n’est pas réalisée, vous pouvez faire savoir à l’acquéreur éventuel que vous êtes défavorable à l’implantation du siège national des Mormons au Chesnay pour des raisons d’opportunité politique. Une telle position, de la part du maire, ferait réfléchir l’acquéreur, qui se verrait devant la perspective de longues années de contentieux avant de pouvoir, dans le meilleur des cas, mener à bien son projet.
Vous pouvez aussi montrer votre détermination en mettant en révision le plan local d’urbanisme, comme vous l’avez déjà fait plusieurs fois, pour définir des règles permettant à ce beau terrain d’accueillir exclusivement des logements de toutes catégories et des entreprises de services, conformément aux orientations d’aménagement du conseil régional et du conseil général. Cette révision vous permettrait, en cas de dépôt d’une demande de permis de construire, de surseoir à statuer, donc de ne pas donner suite au projet qui vous est actuellement présenté, pour deux ou trois ans, et même davantage en cas de contentieux. Il serait surprenant que l’acquéreur éventuel prenne un tel risque.
…/…
Enfin, vous pourriez inciter le propriétaire actuel, qui a cru utile de vous consulter, de l’intérêt qu’il aurait à rechercher d’autres acquéreurs et même, comme vous l’avez si bien fait pour d’autres projets, de la Redingote à la Ferme du Chesnay, solliciter vous-même de grands groupes immobiliers que la réalisation de logements et de bureaux sur ce site pourrait intéresser.
Si vous preniez une telle position, vous auriez le soutien unanime des Chesnaysiens.
En revanche, en prétendant ne pas pouvoir empêcher un tel projet, par ailleurs parfaitement honorable et, je pense, juridiquement défendable dans l’état actuel du plan local d’urbanisme, vous prendriez en fait parti pour lui et il conviendrait de dire aux Chesnaysiens les raisons de votre soutien, au détriment des logements et des emplois qui pourraient être accueillis sur ce site. Si telle est bien votre position, je n’ai rien à y redire et je la respecte.
Mais personne ne peut croire que le maire du Chesnay est indifférent et démuni de moyens d’action à l’égard du projet en question.
Je me permets donc de renouveler mon appel à une attitude plus volontariste de votre part sur un sujet important pour l’avenir du Chesnay et pour son image.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma meilleure considération.
Jean-Louis BERTHET

